fbpx
triangle animations droite
triangle animations droite
triangle animations droite
triangle animations droite
triangle animations droite
triangle animations droite
< Retour aux news
|

Dans les biceps de Robbie Phillips, maître de l’escalade libre en solo

20
Fév. 2021

Dans cette news, on vous parle du confinement « sportif » du grimpeur Robbie Phillips !

Pour les amateurs de grimpe, son nom ne vous est sûrement pas inconnu. A 30 ans, l’Ecossais est connu pour être une référence mondiale dans la discipline d’escalade libre en solo intégral (sans aucun système d’assurage). Il a déjà consacré la moitié de sa vie à l’escalade, en commençant ses premières compétitions nationales à l’âge de 15 ans et en repoussant ses limites jusqu’à réussir à valider des voies longues et difficiles en falaise.

 

Premier Britannique à compléter la trilogie alpine dans l’histoire de l’escalade

 

Passionné de grimpe outdoor, il compte à son actif plusieurs 8a (Paciencia en Suisse, El Niño dans le parc naturel du Yosemite, en Californie). En 2019, il signe l’ascension de la « trilogie alpine » (Suisse, Allemagne, Autriche) devenant ainsi le premier Britannique à compléter ces trois voies mythiques des Alpes, cotées 8b+ et  inaugurées en 1994 par les légendes de l’escalade Stefan Glowacz, Beat Kammerlander et Thomas Huber. A cette époque, réussir la trilogie était considéré comme un véritable exploit par les adeptes de l’escalade libre.

Robbie Phillips n’est peut-être pas le plus costaud des grimpeurs, mais à force de travail et de détermination, il est toujours parvenu à venir à bout des projets qu’il a entrepris. Depuis le début du confinement, en mars dernier, Phillips s’entraîne dans ce qu’on appelle l’escalade « en fissure » où l’on grimpe le long de failles à l’aide de techniques spécifiques, comme celle du « coincement » de la main (prise où le grimpeur doit verrouiller sa main en repliant le pouce vers l’intérieur pour aplatir la paume. Le Britannique avoue être devenu à accro à ces lignes de fissures le long des rochers.

 

Une ascension en solo osée sous un pont écossais

 

Il y a quelques mois, Robbie Phillips s’est lancé le pari fou de grimper en solo sous un pont à Edimbourg. Et il a relevé le défi de ce qu’il confirme être sa meilleure expérience d’escalade à Edimbourg ! Il a réussi à grimper les dalles de béton du Meggetland New Bridge, pont traversant le canal de l’Union au cœur de la capitale écossaise. Phillips aime l’aventure : en voyant les failles formées par ces dalles sous le pont, il s’est senti capable de relier les deux rives à la force des bras. Pendant l’ascension, il était concentré sur le fait de bien s’agripper aux fissures pour ne pas tomber dans le canal, peu profond et rempli de caddies de supermarché. Phillips a baptisé la voie qu’il a ouverte sous ce pont « Troll Toll » (« le péage du troll », ndlr). Les dalles étaient si tranchantes que l’Ecossais a maintenant deux cicatrices aux poignets, preuve que l’escalade en fissure n’est pas qu’une partie de plaisir 😉

Avec le confinement qui le prive de pouvoir escalader en falaise, Phillips a appris à regarder le paysage urbain différemment : « Le pont du canal m’a ouvert les yeux sur les possibilités que la ville t’offre pour vivre la même expérience de grimpe que si tu étais sur un rocher en pleine nature. Les ponts de ma ville ont fait de moi un meilleur grimpeur de fissures« , confie-t-il.

 

Il préfère la grimpe urbaine à la falaise

 

Après avoir ouvert Troll Toll, Phillips s’est attaqué aux onze fissures artificielles d’un autre pont, qui permet d’accéder au stade de Murrayfield. Le grimpeur écossais a choisi de nommer cette voie The Pablo Smoke Crack Crack, clin d’œil pour le graffiti Pablo Smoke Crack qui recouvre le mur sous le pont. En filmant sa traversée en vidéo, postée par la suite sur ses réseaux sociaux, Phillips a inspiré de nombreux grimpeurs du pays, qui viennent tester avec grand plaisir ce nouveau spot de grimpe urbaine.

Robbie Phillips veut profiter de sa notoriété pour être un vrai ambassadeur de la grimpe urbaine dans le monde. Selon lui, c’est une « discipline ouverte à tout le monde, parce que c’est gratuit et que vous n’avez pas besoin de matos pour la pratiquer ». Il espère que ce sport va se développer et ouvrir un autre univers aux citadins dans les années à venir.

D’ici là, n’oubliez pas…

Stay calm and go climb soon !